Fermé depuis huit mois après le départ à la retraite de Rolande et Roger Vagnières, l’Auberge de l’Union à Palézieux- Gare a rouvert ses portes, il y a seulement une semaine. Rencontre avec le nouveau gérant Henrique Cordeiro.

En ce début d’après-midi, le service de midi s’est achevé à l’Auberge de l’Union à Palézieux-Gare. Le calme est revenu. Les tables se sont vidées de leurs habitués. Depuis huit jours, les murs de l’établissement réentendent le frottement des fourchettes sur les assiettes et le tintement des verres.

Resté fermé depuis le départ à la retraite de Rolande et Roger Vagnières (voir Le Messager du 18 mars dernier) faute de repreneur, le restaurant est désormais tenu par le cuisinier Henrique Cordeiro, comme l’indiquait la Feuille des avis officiels de vendredi dernier.

Identité villageoise

Si l’endroit a connu quelques évolutions, il n’a pas beaucoup changé. Tables et chaises en bois, ainsi que le poêle noir trônent toujours dans le café. Une photo du château d’Oron, d’une locomotive à vapeur arrêtée en gare ou encore du pont de la Battue sont dorénavant accrochés dans le bistrot. «Elles rappellent l’esprit des lieux et la vocation villageoise de l’Auberge de l’Union», explique Henrique Cordeiro. Un esprit d’ouverture sur la route, car les rideaux du café ont été retirés.

Reprendre un établissement dans une bourgade n’est jamais évident, tant leur fréquentation a parfois tendance à diminuer. Selon Gastrosuisse entre 25% et 30% des cafés et restaurants changent de main chaque année tandis que la quantité des petits établissements stagne. «L’auberge de village reste un point de rencontres et de discussions autour d’une table. Je ne suis là que depuis une semaine, mais j’observe que les habitués apprécient boire leur café à l’Union.»

Tombé sous le charme

Le cuisinier avoue avoir eu un «coup de coeur» pour le restaurant et l’environnement de Palézieux. «L’endroit est calme. J’apprécie l’ambiance entre les habitants», déclare celui qui a notamment travaillé trois ans au Montreux Palace. Il s’est alors décidé à quitter son restaurant au Lion d’Or à Chexbres, où il était depuis six ans, pour venir s’installer dans la région.

De l’ancienne carte, Henrique Cordeiro a quand même conservé deux ou trois plats. Il souhaite désormais insuffler sa propre griffe à l’établissement en jouant, par exemple, sur le dressage des plats. «Il n’est jamais évident pour un cuisinier de décrire ses mets. Je dirais toutefois qu’il s’agit plutôt d’une cuisine de brasserie.» Habitant à l’étage du restaurant, Henrique Cordeiro y voit un avantage. «Il est plus facile de s’intégrer et de pouvoir partager avec les autres commerçants.»

Valentin Jordil
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